Ambre « de couleur » : vert, cerise et cognac

Ambre vert, cerise, cognac sombre : on parle d’ambre « de couleur ». Derrière ces teintes séduisantes se cachent surtout des traitements thermiques qu’il faut savoir reconnaître pour acheter en connaissance de cause.
Naturel ou rehaussé ?
Les teintes vraiment naturelles de la succinite vont du jaune pâle au brun rouge, en passant par le laiteux. Le cerise profond et surtout le vert franc s’obtiennent presque toujours par chauffage en autoclave, parfois sur un support sombre qui, par contraste, verdit la résine. Ce n’est pas de la fraude : c’est un procédé ancien, tant qu’il est annoncé.
Les indices d’un traitement
Les « paillettes de soleil » — petites lentilles circulaires brillantes à l’intérieur de la pierre — signent presque toujours un chauffage : elles résultent de bulles éclatées sous l’effet de la chaleur. Une couleur d’une uniformité parfaite et très saturée est également un indice. Rien de tout cela n’enlève à la beauté de la pièce.
Pressé, reconstitué, imité
À distinguer du traitement : l’ambre pressé (ambroïd), fait de petits fragments fondus et compactés, reste du vrai ambre mais moins coté ; l’imitation en résine plastique n’a rien d’ambre. Les tests de densité et d’UV (voir notre guide sur l’ambre véritable) aident à trancher.
À retenir
Aimez l’ambre de couleur pour sa teinte. Exigez une mention claire — « couleur naturelle », « chauffé » ou « pressé » — et laissez le prix suivre cette réalité, pas l’inverse.